Cette solitude qui pèse parfois, se meurt-elle en été avec les beaux jours ? Avec toutes ces senteurs, cette beauté ennivrante un peu partout, cette séduction temporelle de saison... Et bien parfois non, elle reste telle un poison, lentement, se répand jusqu'au coeur, car là où tout devrait être fun, couleur, amour, ivresse, affection... elle est comme un sortilège lancé sur nous, une étouffante sensation emprisonne, celle de se sentir si seul que l'on se demande à quoi l'on sert, si vraiment on est fantômatique aux yeux des autres, si déjà notre existence n'a aucun sens, peut-être qu'on est de trop, qu'on devrait partir, laisser les autres s'aimer et s'amuser, que nous ne sommes que néant ou qu'ennui au coeur de cet été magnifique et jeune. Car oui sans affection ou sans de réels amis, à quoi sert l'été si ce n'est que nous rappeler que l'hiver était pareil... mais on ne sentait pas réellement ce poison venir, qu'on espérait bien que l'été serait différend, que la beauté serait en nous aussi... mais hélas rien de tout cela n'arrive parfois. Tout reste bien pâle, comme un brouillard qui jamais ne cesse... Je pense qu'il faut rester zen et que parfois après ce long désert, tout finit par renaître enfin... Bien à vous tous qui passez par là...